Session du Conseil régional : des orientations dangereuses pour l’économie bretonne et l’emploi

L’agriculture et la qualité des eaux étaient les deux dossiers majeurs de la session qui s’est tenue les 23 et 24 juin derniers. A l’occasion de son discours de politique générale, Bernadette Malgorn, Présidente du groupe des élus de la droite et du centre « Bretagne à Venir – Breizh da Zont », a estimé que ces rapports n’arrêtaient aucune stratégie pour l’agriculture bretonne et la reconquête de la qualité des eaux.

« L’agriculture n’est pas un sous-produit des politiques environnementales » a d’emblée déclaré Bernadette MALGORN. « Si nous pouvons partager le diagnostic émis par l’exécutif régional sur la situation de l’agriculture bretonne confrontée à un contexte européen et mondial difficile, nous sommes diamétralement opposés quant aux solutions proposées par la majorité régionale dont les résultats, au nom d’une conception étroite de l’écologie, auront pour conséquence de renfermer l’agriculture bretonne sur elle même », insiste l’élue finistérienne.

« A la différence des socialistes, pour notre groupe l’agriculture bretonne et ses industries agroalimentaires sont une activité économique à part entière qui ont vocation à innover, conquérir de nouveaux marchés et exporter. S’appuyant sur les observations émises par les syndicats de salariés au Conseil économique, social et environnemental de Bretagne, Bernadette MALGORN poursuit, il est inconcevable que pour une activité qui structure nos territoires et emploie 170 000 bretonnes et bretons, pas une seule fois il n’est fait référence à l’emploi dans le rapport sur la Nouvelle alliance ».

«Les orientations de la majorité pour l’agriculture couplées à celles sur l’eau sont dangereuses pour l’économie bretonne et l’emploi. Nous continuerons à défendre une agriculture intensive, exportatrice, diversifiée et écologiquement responsable. Nous serons d’une extrême vigilance sur les mesures concrètes qui seront prises par la majorité pour mettre en œuvre sa politique car pour l’instant, c’est un chèque en blanc qu’on accordé à la majorité socialiste ceux qui ont voté ces rapports », conclut Bernadette Malgorn.