Session des 17/18 octobre 2013 : Discours de politique générale de Bernadette MALGORN

Bernadette Malgorn

Dans son discours de politique générale, Bernadette MALGORN, Présidente du groupe “Droite & Centre de Bretagne”, a dénoncé l’incohérence de cette session comparée au séisme que subit la Région.

“Un Séisme ! C’est ce que ressentent les salariés, les producteurs et toute la population à l’annonce de la fermeture de l’abattoir GAD de Lampaul-Guimiliau. Ce séisme a aussi touché Doux, Tilly-Sabco, Marine-Harvest et les milliers de producteurs de la filière animale, les transporteurs, les activités du port de Brest… La filière agroalimentaire bretonne n’est plus seulement fragilisée : des pans entiers sont en train de s’effondrer sous nous yeux.

Il y a urgence, il y a le feu. Monsieur le président, vous avez la maîtrise de l’ordre du jour de notre assemblée. L’extrême urgence de la situation, que vous semblez découvrir aujourd’hui, exigeait de modifier l’ordre du jour de cette session d’automne pour concentrer notre travail sur l’économie bretonne.

L’urgence appelle que nous passions à l’action. Et sans atermoiements. Chacun doit assumer ses responsabilités : le gouvernement bien sûr d’abord. Et notre Conseil régional qui représente tous les Bretons.”

Elle a réclamé la mise en oeuvre immédiate d’ :

– Un vrai TGV qui mette Brest et Quimper à trois heures de Paris. “Êtes-vous prêt, comme nous l’avons déjà proposé à mettre sur la table par redéploiement 2 Milliards d’€ pour engager ce chantier sans délai ?”

– Un moratoire sur l’écotaxe. “Cette taxe qui était envisageable dans une période de prospérité ne l’est plus aujourd’hui et tant qu’il n’y aura pas d’alternative à la route dans notre région enclavée.”

Elle a également appelé l’exécutif à soutenir la demande des milieux économiques de lever les contraintes réglementaires pour la circulation des marchandises sur la RN12 tant que la mise à deux fois deux fois voies de la RN 164, route de l’agroalimentaire, ne sera pas achevée.

Elle a également invité le Premier Ministre à venir préparer avec les élus régionaux les réponses concrètes exigées par la situation.

“Le débat ne peut rester confiné dans le secret des cabinets ministériels ou être remplacé par des visites pédagogiques des ministres aux quatre coins de la Bretagne. C’est ici, en tenant compte de toutes nos sensibilités (et j’espère avoir été entendue), que doit être débattu et décidé ce « pacte » si l’on veut qu’il prépare l’avenir de la Bretagne”.

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