Pacte d’Avenir pour la Bretagne : Bernadette MALGORN intervient devant le Préfet et le Président du Conseil régional

Pour élaborer le Pacte d’avenir pour la Bretagne, le Premier ministre a souhaité que toutes les forces vives de la région soient associées. C’est dans cet esprit constructif que le groupe Droite & Centre de Bretagne a participé à la réunion organisée par le Préfet de région le 14 novembre. « Mais, précise Bernadette MALGORN, présidente du groupe, l’unité ne peut se faire que sur des objectifs clairs et dans la vérité».

Sur ce dernier point, l’élue finistérienne a précisé que, tout récemment, le Président de la République avait rappelé que la priorité numéro 1 pour la France était la maîtrise de la dépense publique. « Nous le rejoignons sur ce point et dans le Pacte d’avenir pour la Bretagne, il n’y a pas lieu de promettre des millions comme on égrène des milliards à Marseille », estime-t-elle.

« La situation de la Bretagne est grave. Le malaise dans l’agriculture et l’agroalimentaire couve depuis plusieurs mois. L’étincelle qui a mis le feu aux poudres est le rejet d’une fiscalité trop lourde qui pénalise les piliers de l’économie bretonne dans son identité géographique péninsulaire. C’est à ces  handicaps qu’il faut répondre dans l’urgence et non pas en préemptant le Contrat de plan Etat/Région, dont le cadrage pluriannuel doit être débattu par l’Assemblée régionale », insiste Bernadette MALGORN. « Il serait paradoxal, au moment où Mme Lebranchu, ministre de la Décentralisation et conseillère régionale, affirme dans son projet de loi que la région doit être la collectivité de contractualisation et du développement économique, que le Conseil régional ne soit pas le moteur du débat sur le Pacte d’avenir ».

Sur les mesures proposées en faveur des salariés licenciés, Bernadette MALGORN, s’est dite favorable à ce que la Région accompagne les contrats de sécurisation par un vaste plan de formation professionnelle visant à faciliter leur reclassement.

Concernant le volet agricole et agroalimentaire, « la région peut intervenir à condition qu’il y ait une clarification sur le modèle agricole breton. Nous réclamons l’allègement des contraintes administratives qui pèsent sur les producteurs. Nous demandons la reconnaissance de la vocation productive et exportatrice de l’agriculture bretonne. Parfois les propos du ministre de l’Agriculture sont rassurants sur ce point, en revanche le projet de loi sur l’agriculture qu’il vient de rendre public est beaucoup plus flou », s’inquiète Bernadette  MALGORN.

Enfin sur le dossier du désenclavement, l’élue finistérienne a fait preuve de fermeté. «Le temps n’est plus aux études ni aux débats.  Nous réclamons la réintégration dans le Schéma national des infrastructures de transport de la construction de lignes nouvelles permettant de mettre Brest et Quimper à trois heures de Paris avant 2030. Ce n’est pas négociable », conclut-elle.