Session des 6, 7 & 8 février 2014 : Intervention de Bernadette MALGORN sur le transport ferroviaire

Dans un contexte marqué par la réforme du ferroviaire, la récente loi MAPAM et à la lumière d’un mouvement de contestation contre l’écotaxe, la présidente du Groupe Droite & Centre de Bretagne, Bernadette MALGORN a appelé à une clarification des coûts et de la facturation de la convention TER. Elle a également réitéré sa demande de réalisation d’études d’impacts des gains en minutes et en valeur préalables au débat public sur le projet de ligne à grande vitesse jusqu’à Brest et Quimper.

“Nous voulons vous rendre attentifs à quelques réflexions qui sautent aux yeux à la lecture de votre rapport sur le programme TER. Votre rapport et les propos de Monsieur LAHELLEC l’ont confirmé, marque l’existence de deux types d’offres TER. Un TER qui fait du transport urbain pour tout dire « métropolitain » concernant pour l’essentiel Rennes et à un moins degré Brest et les autres agglomérations, ce qui exige beaucoup d’investissements et nous voyons dans le rapport cité de engagements de 200M€ pour l’achat des trains à 2 étages, et l’évocation un peu plus loin de la perspective de nouvelles commandes d’ici à 2017. D’un coté un TER métropolitain pour navetteurs dans une optique d’agglomérations, de l’autre un TER pour les lignes intraBretagne à qui on va également assigner un objectif de diffusion de la grande vitesse. Là il y a aussi une ambigüité que nous voulons souligner et qui devra être levée avant que l’on engage le débat public sur la grande vitesse.”

“Alors nous le voyons par le biais de ces deux TER, qu’un lien, que nous souhaiterions plus clair, s’établit entre le fonctionnement des trains régionaux et  le projet de ligne à grande vitesse jusqu’à Brest et Quimper. Je l’ai évoqué dans mon propos introductif d’hier donc je n’y reviendrais pas dans le détail. Je voudrais tout de même ajouter un élément concernant les études. Vous m’aviez transmis, Monsieur le Président, à ma demande les PowerPoint présentés lors des comités de pilotage. Pour nous ce ne sont pas les études. Nous souhaitons vivement disposer du dossier des études qui sera soumis au débat public. Parce que dans les résumés que nous avons vu, l’impasse est faite sur l’analyse d’impact des gains en minutes mais aussi sur des gains en valeur, analyses d’impact socioéconomique réalisées à ma demande. Effectivement on l’entend avec les interventions des collègues : cette façon de ne cibler le raisonnement que par rapport à un gain en minutes laisse complètement ce qui est essentiel quand on parle d’aménagement du territoire. On ne se réfère pas à l’aménagement des territoires des années 60, mais à la nécessité des années 2000 et suivantes de lutter contre le chômage et de promouvoir l’emploi. Nous le savons fort bien, dans l’ouest breton, à Brest et à Quimper où nous vivons un déclin économique, une baisse de l’emploi et tous les avis que nous recueillons au-delà même des études produites par l’INSEE et autres très compétents, c’est que nous n’arriverons pas à redynamiser l’économie locale si nous n’avons pas un véritable désenclavement. Il est extrêmement important avant de se lancer dans le débat public de produire des études d’impacts sur les deux angles que nous avions évoqués et sur lesquels, Monsieur le Président, vous aviez été d’accord.”

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