Point de vue sur la Réforme territoriale

La possibilité d’une réunification de la Bretagne historique est une bonne chose. Notre groupe Droite & Centre de Bretagne au Conseil régional a toujours voté les nombreux vœux allant dans ce sens.

Mais nous avons toujours assorti ce vote d’une mention particulière. Pour nous,  la réunification impose le désenclavement de la pointe bretonne. Concrètement, cela implique la  mise de Brest et Quimper à trois heures de Paris et l’achèvement de la mise à deux fois deux voies de la RN 164. Sans la réalisation de ces infrastructures, fondement du consensus breton, toute extension de la Bretagne au sud ou à l’est isolera davantage la pointe bretonne, ce que nous ne pouvons accepter.

Quant à la suppression des conseils généraux, tout est dans la méthode. J’ai soutenu en son temps la réforme de 2010 qui, avec la création du conseiller territorial siégeant dans les deux assemblées, préparait avec souplesse la convergence des assemblées départementale et régionale. La clause de compétence générale, malencontreusement rétablie par le gouvernement socialiste sortant, sera-t-elle définitivement supprimée ? L’avenir nous le dira…

Enfin, il ne faudrait pas qu’un nouvel épisode  institutionnel soit utilisé comme un prétexte pour masquer les problèmes de la Bretagne : l’emploi, la compétitivité de nos entreprises, le soutien à une agriculture productive et une industrie agroalimentaire exportatrice, la réduction des normes. Quelle pertinence aujourd’hui pour le Pacte d’avenir ?  N’oublions pas le message de Quimper : « Re zo re », « trop c’est trop ». Les familles, les salariés, les chefs d’entreprise attendent des mesures concrètes et non des débats théoriques.


Ouest-France édition du 16 avril 2014

pointvue-réforme territoriale-OF_16.04.2014