Débat public : pour un TGV d’aménagement du territoire

« Ce 4 septembre est officiellement lancé le débat public sur le projet de lignes nouvelles Ouest Bretagne-Pays de Loire. Notre objectif est de mettre la pointe bretonne à trois heures de Paris. Par-delà la technicité du dossier, le calcul des minutes et secondes gagnées ou des millions à engager, ce projet est avant tout un choix d’aménagement du territoire, pour l’activité et l’emploi en Bretagne et qui dépend d’une volonté politique », déclare Bernadette MALGORN, présidente du groupe Droite & Centre de Bretagne.

« Il y a deux ans, le gouvernement socialiste retirait des priorités nationales à réaliser avant 2025, dans le Schéma national des infrastructures de transport, le projet breton de mettre Brest et Quimper à trois heures de Paris. Aujourd’hui, la vérité que notre groupe n’a cessé de clamer éclate au grand jour. D’abord la création de lignes nouvelles est la seule solution pour relier Brest et Quimper à trois heures de Paris. Sans la construction de ces lignes, le temps de parcours entre Brest Quimper et Paris sera pour les meilleurs trains de 3h21 et non 3h08 comme le laisse entendre la majorité socialiste. Ensuite, concernant les délais aucune date précise n’est avancée. Le document mis en débat public évoque « un grand plan de modernisation du réseau entre 2014 et 2030 » et précise que « les objectifs du projet de lignes nouvelles est une réponse durable pour l’après 2030 ». Autant dire qu’une génération devra encore attendre l’hypothétique aboutissement de ce projet » constate l’élue finistérienne.

« Enfin, les trois scénarii mis en débat posent comme postulat que l’aéroport Notre Dame des Landes sera construit. Mais qui aujourd’hui peut affirmer avec certitude que le gouvernement n’abandonnera pas ce projet en rase campagne » s’interroge la leader de l’opposition régionale ?

« En matière d’infrastructures de transport, le consensus breton reposait sur trois piliers indissociables : Brest et Quimper à trois heures de Paris, l’achèvement de la mise à deux fois deux voies de la RN 164 et l’aéroport Notre Dame des Landes. Le débat public qui s’ouvre est notre dernière chance pour exiger de ce gouvernement qu’il engage le chantier sans nouveaux atermoiements. Les Bretons doivent s’emparer de ce débat, c’est l’avenir de la Bretagne qui est en jeu », conclut Bernadette MALGORN.