Session des 15, 16 & 17 décembre 2014 – Discours de politique générale de Bernadette MALGORN

Dans son discours de politique générale, Bernadette MALGORN est revenue sur les circonstances du déplacement de la session budgétaire pour 2015. La Présidente du groupe Droite & Centre de Bretagne a ainsi démontré qu’un an après la signature du Pacte d’Avenir, la succession des ministres et le déplacement du Premier ministre en Bretagne n’était qu’une opération de communication politicienne bien orchestrée pour un Pacte de dupe. Un Pacte qui n’est pas d’avenir, parce qu’il ne fixe pas de cap à l’économie bretonne disposant d’atouts considérables mais profondément affectée par une crise que les socialistes n’ont su ni anticiper, ni gérer.

“Alors oui, Monsieur le Président, au risque de vous déplaire, je réitère ce que nous avons dit dès l’annonce du Pacte d’avenir : c’est de l’enfumage. Ce pacte n’est que l’agrégation du Contrat de Plan en baisse, des Programmes européens et, nous l’apprenons avec le mandat de négociation, de cagnottes diverses sous contrôle plus ou moins directes de l’Etat. Nous ne sommes pas des partisans, loin de là de la dépense publique à tout crin. Mais à l’heure des additions, la vérité éclatera.

L’année dernière avec les bonnets rouges, nous avons crié “ré zo ré” top c’est trop. Trop d’impôts, trop de normes, trop d’embrouillaminis institutionnels.

Et depuis, nous avons eu droit à plus d’impôts, de nouveaux fatras réglementaires avec la pénibilité par exemple et un big bang institutionnel qui se résume en une complexification accrue du mille-feuille.

Nous savons que la France et la Bretagne ne sont pas sorties de la crise et qu’elles n’ont pas trouvé le chemin qui leur redonnera le rayonnement qu’elles doivent et peuvent avoir dans un monde en mutation.

Nous ne revendiquons pas, comme vous l’avez fait quand vous étiez dans l’opposition, toujours plus d’argent, toujours plus de dépenses publiques.

Nous savons que l’argent est rare, qu’il vient de la poche des contribuables qui n’en peuvent plus.

Mais nous vous reprochons de continuer à faire croire que l’on peut acheter la confiance des Bretons avec des milliards plus ou moins virtuels.

Les opérations de communication en préparation au pacte témoignent d’un saupoudrage à visée clientéliste.

Il faut se concentrer sur quelques priorités :

– Le désenclavement de la Bretagne et son insertion dans les grands réseaux de transports européens, ferroviaires et autres. Nos entreprises en ont besoin pour créer des emplois notamment pour nos jeunes et nos diplômés.

– La consolidation de notre place dans la politique nationale de défense maritime. On attend toujours la décision qui devait être prise avant décembre 2013 pour la maintenance IPER des futurs sous-marins barracudas.

– Le soutien à une agriculture bretonne qui peut nourrir 30 millions de personnes et qui dont la vocation est nécessairement exportatrice sauf à disparaitre.

C’est ainsi que l’on répondra au triple décrochage démographique, économique et territorial et que la Bretagne reprendra le cap du développement.”

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