Session Région Bretagne des 9/10 avril 2015 : Discours de politique générale de Bernadette MALGORN

Dans le nouveau Contrat de Plan Etat-Région 2015-2020, la Présidente du groupe Droite & Centre de Bretagne, Bernadette MALGORN, a souligné la réduction des moyens consacrés par l’Etat (hors volet routier et crédits sectoriels, l’engagement de l’Etat n’est plus que de 390M€ contre 593M€ dans le CPER 2007-2013) et son inadaptation à la situation économique et sociale de la Bretagne (l’absence du volet maritime, une baisse de 43% des crédits consacrés à l’enseignement supérieur la recherche et l’innovation, l’ajout à la dernière minute d’un volet emploi…).

“La Bretagne, compte tenu de la crise qui la frappe particulièrement, a-t-elle fait l’objet d’une attention particulière du gouvernement ? Comparons le contrat breton à ceux des autres régions. En dotation de l’Etat par habitant, nous sommes en treizième position sur 21. Nous connaissons les contraintes budgétaires de l’Etat et nous ne sommes pas des partisans de la dépense publique à tout crin. Nous avons souvent entendu M. le Rapporteur du budget dénoncer avec verve le traitement fait par l’Etat à la Bretagne, « région qu’il considère historiquement sous dotée ». La réparation historique n’est pas encore à l’ordre du jour et toutes les belles promesses et déclarations du Pacte d’avenir n’étaient que des mots.”

cperLa Conseillère régionale a également dénoncé son imprécision et un manque de sincérité quant à l’engagement des différentes parties.

“Comme le souligne très justement le CESER, il y a lieu de s’inquiéter quant aux imprécisions qui planent sur les financements apportés par les autres partenaires.

Un seul exemple sur le volet mobilité. Le montant programmé est 1Mds€176. Sur ce milliard, 463M€ sont apportés par les autres collectivités et la SNCF.

Et, Monsieur le Président vous expliquez dans le rapport, « Si les projets sont inscrits au contrat de plan, leur réalisation ne sera permise que si les conventions d’application permettent de confirmer la participation financière des partenaires appelés. A cet égard, il convient de noter que certains des plans de financement envisagés ne sont pas à ce stade, consolidés et donneront lieu à des discussions ultérieures ».

Pour être concret, vous nous demandez d’approuver un contrat où, sur le seul volet mobilité, 40% des financements ne sont pas consolidés. Si je prends l’aspect ferroviaire du volet mobilité ce sont 58% des crédits qui ne sont pas consolidés.”

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