Pour une agriculture plus créatrice d’emploi et productive

« La crise profonde que traverse la filière porcine est l’une des conséquences de l’ambiguïté de la majorité socialiste dans son approche des questions agricoles en Bretagne», estime Bernadette MALGORN

Alors que le marché agricole a considérablement évolué ces dernières années, la majorité socialiste, aussi bien au plan national que régional n’a pas su anticiper les mutations du secteur en permettant les transformations et la modernisation des outils de producteurs, seuls capable d’améliorer la productivité des exploitations.

Bernadette Malgorn s’interroge les décisions  de “ la majorité socialiste régionale (qui) a arrêté ses choix en matière agricole à travers la Nouvelle alliance agricole et sa contribution au débat européen sur la nouvelle PAC, pas une seule fois il n’a été question de la vocation exportatrice de l’agriculture bretonne, ce qui exige de la mettre à égalité des chances avec ses concurrents en matière de fiscalité, de charges salariales, et de normes environnementales. Aujourd’hui, l’ensemble de la filière animale est au pied du mur. La diversification vers les circuits courts et l’agriculture biologique constitue un élément de réponse, mais en aucun cas elle n’est la solution à la l’ampleur de la crise que nous traversons. L’équation est simple : le secteur agricole et agroalimentaire avec ses 160 000 emplois est en mesure de nourrir 30 millions de personnes. Doit-on laisser partir ce potentiel pour alimenter les seuls trois millions de Bretons ou plutôt lui donner les moyens d’affronter la concurrence européenne et mondiale ?»

Pour Bernadette Malgorn “la Bretagne dispose d’un savoir-faire unique dans le domaine agricole que ce soit dans les productions, la transformation ou la recherche. Brader ce patrimoine serait non seulement une erreur mais une faute grave pour le maintien des emplois, l’aménagement du territoire et au final pour toute l’économie bretonne. Il est temps que le ministre de l’Agriculture sorte du double langage en tenant un discours en Bretagne et un autre à Paris. Quant à la majorité socialiste puisqu’elle dispose désormais de la gestion des fonds européens, au delà de la légitime compassion envers les agriculteurs que nous partageons, il est de sa responsabilité de sortir de l’ambiguïté de ses choix sur l’avenir de l’agriculture bretonne auquel on a bien vu que le Pacte dit d’avenir n’apportait pas de réponse. Pour le groupe Droite et Centre de Bretagne, il faut maintenir dans notre région une agriculture productive, exportatrice et écologiquement responsable comme elle l’est d’ailleurs depuis des années »