LGV Bretagne : Tout ceci ressemble à un marché de dupes.

Ce vendredi 17 mars 2017, Bernadette MALGORN intervenait au conseil de Brest Métropole pour défendre une meilleure accessibilité de la pointe Bretonne. A l’heure où Rennes sera à 1h30 de Paris, elle déplore la simple mise en place d’une “diffusion de la grande vitesse” sur la pointe bretonne. Elle réaffirme par là même la nécessité, pour l’attractivité de notre territoire, de réduire le temps de trajet entre Paris à Brest à 3h.

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de son intervention :

« A l’été 2017, la Bretagne sera à 1h30 de Paris. » C’est du moins ce que veut nous faire croire la campagne de communication de la Région Bretagne.

A l’été 2017 la Ligne à grande vitesse s’arrêtera à Rennes. Est-ce à dire que le reste de la région, ce n’est pas la Bretagne ?

Ici, à la pointe bretonne, nous allons payer plein pot, à la fois comme contribuable et comme usager pour un service « low-cost ».

Et nous le verrons tout à l’heure, nous sommes aussi invités à passer à la caisse pour l’amélioration de la desserte Brest – Quimper.

Ni le gouvernement socialiste, ni l’exécutif régional n’ont joué leur rôle stratégique. Que dire du consensus breton auquel la plupart d’entre nous avaient adhéré ?

Les critiques que j’ai émises sur LNOBPL  à l’occasion du Débat public  fin 2014 sont toujours d’actualité. Malgré ses doutes notre groupe avait apporté son soutien à une position qui pouvait apparaître comme un consensus finistérien.

Il s’agit d’un enjeu d’aménagement du territoire.

Une consultation a été ouverte en vue d’études complémentaires sur LNOBPL. Notre groupe y a apporté sa contribution avant l’échéance du 28 février et nous avons pu prendre connaissance de la vôtre.

On parle de dessertes, d’aménagements divers ; de lignes nouvelles, on ne parle plus. La simple « diffusion de la grande vitesse » n’est qu’un palliatif qui, certes fera bénéficier la pointe bretonne d’un gain de temps d’une trentaine de minutes, mais ne répond pas aux enjeux économiques et aux impératifs d’aménagement du territoire.

Il y a sans doute là-dedans des aménagements utiles mais ce n’est pas à nous de les payer.”