Ne nous laissons pas voler notre élection !

C’est devant une salle comble que Bernadette MALGORN est intervenue ce mardi 11 avril à l’occasion de la réunion de soutien à François FILLON organisée par le comité Fillon 2017 – Finistère.

Invité d’honneur de cette réunion, Bernard ACCOYER, ancien Président de l’Assemblée nationale, Député de Haute Savoie et Secrétaire général des Républicains a tenu à remercier Bernadette MALGORN pour “son courage, sa ténacité et sa force conviction” ainsi que pour son engagement sans faille auprès de François FILLON.

Il a également tenu à saluer les candidats aux élections législatives 2017 investis par Les Républicains, présents dans la salle : Véronique BOURBIGOT, Marguerite LAMOUR, Maël de CALAN, Patrick LECLERC, Didier GUILLON et Laëtitia BOIDIN (Claire LEVRY GERARD et Gaëlle NICOLAS étant excusées)

Le Sénateur du Finistère Philippe PAUL, Maël de CALAN, conseiller départemental du Finistère et Président de l’Alliance pour le Finistère (groupe de la droite et du centre au département du Finistère), Agnès LE BRUN, maire de Morlaix et Fabrice JACOB, maire de Guipavas ont aux aussi réaffirmé leur soutien au candidat de la droite et du centre.

Découvrez ci-dessous l’intégralité de l’intervention de Bernadette MALGORN.

“A mon tour de souhaiter la bienvenue à Bernard Accoyer, au solide militant de la candidature de François Fillon, au nouveau secrétaire général des Républicains et, c’est pour moi très important, à l’ancien Président de l’Assemblée nationale.

Oui, monsieur le Président, cher Bernard Accoyer, vous avez, quelques années après, succédé à Philippe Séguin au fauteuil de Président de l’assemblée. Vous faisiez déjà partie, en tant que député de la Haute-Savoie, de la magnifique vague qui avait accompagné en 1993 la victoire de Jacques Chirac.

Je dirigeais à l’époque le cabinet de Philippe Séguin et ai éprouvé à ses côtés l’impérieuse nécessité du respect de l’institution parlementaire. A l’époque les affaires, URBA et autres, nourrissaient un anti-parlementarisme de mauvais aloi. Aussi Philippe Séguin avait-il créé un groupe de travail pluri-partisan qui publia un rapport « Politique et argent » auquel je collaborai. On y traitait de marchés publics bien sûr mais aussi du statut des élus et notamment des moyens des parlementaires. Personne n’avait souhaité encadrer plus avant l’usage des moyens mis à leur disposition.

Sous votre présidence, ces questions ont été reprises et actualisées. Vous avez su défendre cet équilibre subtil, voulu par le général de Gaulle, fondateur de la cinquième République : un pouvoir exécutif qui ait la volonté et les moyens d’agir. Un Parlement qui soutient et contrôle.

Les temps ont changé. La crise est passé par là. La religion de la transparence avec ses vertus et ses excès. Et nous devons collectivement nous adapter.

Mais ce que nous ne pouvons jeter à la rivière, c’est la garantie des droits et la séparation des pouvoirs sans lesquels, selon la belle formule de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, une société n’a point de constitution.

Or la démocratie est aujourd’hui menacée.

La campagne présidentielle, temps fort de notre vie démocratique, a été confisquée par des mises en scène médiatiques sur des scénarios d’écriture improbable.

Car la démocratie ce n’est pas seulement la victoire de la majorité. C’est d’abord le débat, puis le vote, puis le contrôle.

Le débat ne doit pas être escamoté au profit de postures qui se révéleront des impostures.

La situation de la France est grave, la situation du monde est dangereuse.

Nous avons besoin d’un chef de l’Etat, lucide, courageux, un roc dans la tempête : nous l’avons avec François Fillon.

Lors de sa venue à Quimper, il nous proclamé sa vision de notre devise républicaine : quelle liberté, quelle égalité, quelle fraternité.

Mais il nous a aussi articulé son projet autour de trois valeurs fortes :

  • L’autorité
  • La transmission
  • Et la souveraineté.

Comment ne pas adhérer à la cohérence d’un projet qui constatant notre dépendance financière de puissances étrangères veut reconquérir notre souveraineté budgétaire pour que de nouveau la France puisse parler au monde et jouer son rôle dans la construction européenne ?

Nous savons ici, dans le Finistère, à la pointe bretonne, combien l’autorité de l’Etat est bafouée ; quand on voit la propagande salafiste se déployer au grand jour et nourrir des desseins contraires à notre nation.

Nous qui sommes fiers de notre tradition d’excellence scolaire, nous ne pouvons accepter la dérive du système éducatif qui oublie trop souvent sa mission de transmission et nous voyons nos jeunes chercher ailleurs un avenir conforme à leurs aspirations, faute pour l’école de s’ouvrir au monde de l’entreprise, source d’emplois.

Le chômage massif et le poids de la dette sont les deux fléaux qui menacent aujourd’hui la cohésion nationale et l’indépendance de la France.

Seul François Fillon a identifié ces menaces.

Seul François Fillon a la volonté d’y faire face.

Seul François Fillon porte un projet, construit depuis trois ans avec toutes les couches de la société.

Un projet cohérent… et financé !

Une méthode rigoureuse.

Alors on l’a accusé de vouloir mener une politique d’austérité.

Mais comment a évolué le pouvoir d’achat des Français depuis cinq ans ? Salariés, retraités sans parler des 6 millions de chômeurs et des millions de familles précarisées, chacun a vu ses moyens réduits à coups d’impôts et de cotisations toujours plus lourds.

On l’a accusé de vouloir casser le service public.

Mais n’est-ce pas l’introduction non compensée des 35 heures qui a désorganisé l’hôpital et mis la pression sur les personnels ?

Au contraire les agents publics savent bien que le numérique révolutionne l’organisation du service public comme des autres activités. Ils ne veulent pas rester à la traîne. Le service public recèle un trésor de talents, des capacités d’initiative, d’adaptation qui ne demandent qu’à s’exprimer. Alors qu’il est trop souvent prisonnier d’une application bureaucratique de normes pléthoriques.

Avec la RGPP, l’Etat a pu réduire ses effectifs de 160 000. Et le numérique avait à peine commencé à produire ses effets. L’objectif de François Fillon de réduction de 500 000 agents pour les trois fonctions publiques est réaliste en remplaçant un départ à la retraite sur deux.

La marque de François Fillon, c’est l’esprit de responsabilité, une totale détermination à se donner les moyens d’atteindre des buts clairs.

Mais peut-il encore l’emporter ?

Les sondeurs et observateurs patentés nous jouent le suspense qui doit nous tenir en haleine, en plaçant quatre concurrents « dans un mouchoir ».

Les épisodes récents aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, nous rendent désormais sceptiques face à ces augures.

Mais voyons la concurrence !

L’un assume être populiste : c’est Macron. Des observateurs indulgents l’ont qualifié de « populiste d’en haut ». Sans doute sa dimension christique ! D’autres le rangent à l’extrême centre. Nous voyons plutôt l’extrême flou d’un candidat attrape-tout, un apprenti qui veut nous faire croire qu’il vend un vin nouveau mais c’est dans de vieilles outres !

5 ans d’un apprenti, on a déjà donné !

Mélenchon aussi accepte de se reconnaître populiste. Mais attention « de gauche » ! Cela ne nous rassure pas. Car on pourrait tout aussi bien dire d’extrême-gauche. C’est le candidat du parti communiste, avec un programme communiste. Mais il n’y a plus d’URSS pour faire nos fins de mois.

Chez Marine Le Pen, on a un populisme à géométrie variable, mais toujours d’extrême-droite malgré les exercices laborieux de dédiabolisation et de France apaisée.

François Fillon se contente d’être gaulliste : il se tient debout, devant le peuple français.

Mes amis donnons-lui la victoire pour le redressement de la France !