Insécurité à Brest : Place de la Liberté ou Cour des miracles ?

L’insécurité récurrente  en cœur de ville de Brest, dans le périmètre de la Place de la Liberté et de de l’Hôtel de Ville,  amène  Bernadette MALGORN, présidente du Rassemblement pour Brest,  à réagir une nouvelle fois.

Depuis cet été, les faits de délinquance sont quasi-quotidiens  sur ce lieu emblématique de Brest.  Dans sa réaction presse, Bernadette MALGORN pointe  les insuffisances : celles  induites  directement  par la conception urbaniste de la place, propice  aux trafics en tout genre, et celles liées au refus de la municipalité de doter l’espace public d’un système de vidéoprotection et d’une police municipale. Pourtant ces deux  outils sont particulièrement efficaces, là où ils ont été déployés. Brest est aujourd’hui la seule ville de France de plus de 100.000 habitants à ne pas recourir à un tel système.

Réaction presse  du 4 septembre 2017 :

 ” Place de la Liberté ou Cour des miracles ?

Depuis le mois de juin, les faits d’insécurité, pour certains dramatiques, et de délinquance sont légion place de la Liberté et ses abords, s’ajoutant à tant d’autres antérieurs et dans les divers quartiers.

Le 9 juin un homme était retrouvé mort, le corps en partie brûlé, au pied de la mairie ; le 29 août, un mineur de 14 ans, tentait d’y égorger son adversaire à coups de tessons de bouteille. Le 2 septembre en soirée, un homme semait la terreur en menaçant à l’arme blanche, pendant de longues minutes, des familles aux terrasses d’un café de la place. Et dans la nuit du 3 septembre, ce sont des étudiants qui se sont fait rosser par une bande de jeunes mineurs tentant de les détrousser !

La conception architecturale de la place n’y est pas étrangère et nous avons plaidé pour un aménagement des lieux qui prenne en compte les impératifs de sécurité. Nous avons même proposé en 2015 de nous associer à la définition d’un cahier des charges pour un réaménagement de la place plus convivial et sécurisant. Refus et depuis silence radio du maire !

Il a fallu les récents incidents pour qu’il exhume le dossier. Pour autant, le seul traitement urbanistique ne suffira pas.

Les Brestois veulent aller et venir en toute tranquillité dans la ville. Ils ont droit de bénéficier des moyens qui ont fait leurs preuves partout où ils existent : la vidéoprotection et le renfort d’une police municipale en soutien des services de la police nationale ainsi plus disponibles pour la lutte contre la délinquance.

La sécurité des Brestois doit être une priorité pour la municipalité. Elle l’est pour nous.” ( 4/09/2017)