Sécurité à Brest : pour Bernadette MALGORN, “que disent vraiment les statistiques ?”

La sortie des statistiques officielles de la délinquance a donné lieu à deux lectures. L’une souligne ce qui va mieux comme le taux d’élucidation : merci à l’efficacité des services de police. L’autre s’alarme sur la montée du trafic de stupéfiants et des agressions par les étrangers dans l’hyper-centre dans Brest.

Parlons des trafics de stupéfiants. En 2017, 378 personnes mises en cause à Brest, plus d’une par jour ! Une augmentation de 13% par rapport à 2016.

Quant aux agressions, si les chiffres de vols avec violences sont donnés en baisse, on note une insécurité croissante qui a donné lieu à une mise en garde du Président de l’Université de Brest dans un communiqué invitant « chacun(e) d’entre vous à la prudence et à la vigilance, pour vous-même, et aussi les uns envers les autres après plusieurs tentatives d’agression nocturne visant des étudiantes ».

Observons aussi l’implication des ressortissants étrangers : leur part augmente de plus 60% en trois ans. Avec surtout l’apparition de nouveaux groupes de délinquants, surtout dans l’hyper centre de Brest, s’attaquant de préférence aux personnes les plus vulnérables.

Les autorités de l’Etat elles-mêmes en appellent à l’installation de la vidéo-surveillance à Brest. Bernadette MALGORN rappelle qu’elle n’a de cesse, avec les élus du Rassemblement pour Brest, d’en demander la mise en place. Comme pour sa proposition de créer une police municipale, elle n’en fait pas l’alpha et l’oméga de la sécurité, qui relève d’une politique globale. Mais elles constituent des moyens de prévention, de dissuasion et d’élucidation, qui administrent partout en France la preuve de leur rôle prépondérant dans la sécurité des personnes et des biens.

 

Télégramme 19 avril 2018
Ouest-France 19 avril 2018