Attractivité et accessiblité de la pointe bretonne, les impressions de Bernadette Malgorn

Le conseil de Brest Métropole se tenait ce 22 juin 2018, au lendemain de la visite en Finistère du président de la République. Bernadette MALGORN, présidente du Rassemblement pour Brest en a profité pour livrer ses impressions, notamment sur le dossier de l’accessibilité de la pointe bretonne et de la liaison à grande vitesse.

Mais la présidente du Rassemblement pour Brest est également intervenue en ce débit de séance pour les dossiers  qui touchent au développement économique de la Métropole.

Ainsi, s’adressant au président de la Métropole, Bernadette MALGORN a ainsi déclaré :  “M. le président, le titre et le chapeau du journal relatant votre réaction, Monsieur le Président, au discours du Président de la République à Quimper nous ont remplis d’espoir : il y avait eu des annonces positives pour Brest.

Nous n’avions pas eu spontanément la même impression. Mais la lecture de l’article nous montre que vous aussi aviez conscience des bémols.

Quoi de nouveau en effet sur le désenclavement sinon une rupture entre le Nord et le Sud ? Et pour être encore une habituée du Brest-Paris, il est clair que le seul train drapeau existant aujourd’hui est loin d’être un bolide. Oui voilà qu’il change de nom ! L’annonce, c’est qu’on en reste à un lancement de nouvelles études après 2038.

Quant à la poursuite du désengagement immobilier de la Marine, nous aurions préféré qu’il soit accompagné d’un engagement renouvelé sur nos filières navales spécifiquement brestoises. Néanmoins comme vous nous serons vigilants sur les suites concrètes données à ces propos attentifs et bienveillants.

Mais l’attractivité de notre métropole dépend aussi de nous. La conclusion du projet de la SILL de création d’une usine de lait infantile a déçu la plupart d’entre nous. Même si Landivisiau appartient à la même zone de recrutement et que nous ne pouvons que nous réjouir pour les personnels qui vont être recrutés et l’activité qui va se développer.

Tout à l’heure nous allons examiner les CRAC, les comptes rendus d’activité des concessionnaires de nos zones. Si nous nous opposons à l’étalement urbain pour des lotissements qui, dans le contexte de notre stagnation démographique, dévitalisent le cœur de ville, nous apportons notre soutien aux aménagements destinés aux activités économiques.

Mais cela ne suffit pas. Combien de fois ne suis-je pas intervenue au SMBI lorsque j’y siégeais pour souhaiter qu’à côté des travaux il y ait une dynamique industrielle et commerciale qui se mette en place avec une équipe projet bien identifiée. Le développement économique de l’agglomération brestoise, quel numéro de téléphone ?

Parlons de la Métropole, puisque vous nous invitez à une partie de campagne à l’espace nautique de Lanvéoc samedi en huit. Nous sommes favorables à l’approfondissement de la coopération avec les EPCI, et ceux du pays de Brest en priorité. Mais cela ne peut être une construction administrative. Cela doit reposer sur un projet partagé et non sur l’espoir de faire supporter une partie de nos charges d’ingénierie par nos voisins ou d’étendre la zone de prélèvement des taxes.

Nous avons découvert dans le projet de SCoT des pointillés représentant l’idée d’un nouveau franchissement de l’Elorn. Le rôle pivot de Landerneau semble y être reconnu. La géographie y invite. L’histoire aussi. Saurons-nous être à la hauteur ?”