Insécurité à Brest : le ras-le-bol des Brestoises et des Brestois

La délinquance et l’insécurité ne cesse d’augmenter à Brest. C’est, pour  nos concitoyens, le sujet majeur de préoccupation.

Agressions, incivilités, voitures brulées, attaques à l’arme blanche…  le ras-le-bol les Brestoises et les Brestois est à son comble. La situation est préoccupante et l’inertie de la municipalité Cuillandre est par contre consternante !

A l’occasion du conseil municipal du 19 octobre 2018, Bernadette MALGORN, présidente du Rassemblement pour Brest est à nouveau intervenue sur les question de sécurité pour rappeler les positions de son groupe sur ces sujets.

 

“Monsieur le Maire, chers collègues,

Notre groupe du Rassemblement pour Brest, s’il est particulièrement attentif aux équilibres financiers de nos collectivités et de leurs satellites, -Bruno Sifantus s’exprimera sur ce sujet-, n’hésite pas à soutenir certaines de vos initiatives –et Claudine Péron a représenté deux jours de rang notre groupe à l’accueil du canot de l’Empereur.

Certains fustigent notre position, nous interdisant de nous associer à cet heureux événement du fait que nous avons voté contre la majorité des dépenses concernant l’aménagement du plateau des Capucins. Soyons clairs : appelés demain aux responsabilités à la ville et à la métropole, nous serons tenus de gérer l’existant. Nous ne mettrons pas le téléphérique sur leboncoin comme certains le suggèrent plaisamment et nous aurons à cœur de valoriser tous les investissements consentis par la collectivité aux Capucins.

Mais parlons de ce qui fâche vraiment, et pas seulement nous, pas d’abord nous, mais les Brestois : la montée de l’insécurité, de la délinquance et de la criminalité.

Il n’est pas une seule semaine où des Brestoises et des Brestois ne viennent me parler de ce qu’ils vivent, de ce qu’ils subissent, des agressions dont il ont été les victimes ou les témoins étonnés de ce qu’elles soient passées sous silence.

L’omerta va-t-elle se briser ? Il semblerait que vous commenciez à être préoccupé et que la majorité municipale se renseigne y compris sur ce que vous n’avez cessé de brocarder lorsque nous le proposons : la vidéo-protection et la police municipale. Oh ! Vous n’en êtes qu’au stade de la réflexion. Il semblerait cependant que vous poseriez désormais la candidature de Brest pour la police de sécurité du quotidien.

Le dispositif est proposé depuis 2017, vous venez de vous en apercevoir fin 2018.

On pourrait même vous soupçonner de motivations politiciennes. Le gouvernement vous l’accorde : vous vous targuerez d’avoir traité la question de l’insécurité. Dans le cas contraire, ce sera la faute des vilains marcheurs.

Dois-je rappeler qu’en séances du conseil municipal de juin 2015 et d’octobre 2015, j’étais intervenue sur ce déni de l’insécurité et sur les  responsabilités particulières qui incombent au premier magistrat d’une ville en matière de sécurité et de prévention de la délinquance ou du radicalisme.

Je disais ceci « Vous vous obstinez à ne voir dans cette dérive d’actes délictueux et de violences urbaines que des « actes isolés et exceptionnels ». Mais la réalité est tout autre. Ceux-ci n’ont cessé de croître en nombre et en intensité. Les événements connus contredisent à eux seuls votre appréciation de la situation. »

Et j’ajoutais qu’il appartient à l’exécutif municipal de répondre à l’attente des Brestois et d’agir avec et auprès des autorités. Nous réclamions, et nous réclamons toujours, des mesures fortes pour assurer la sécurité des Brestois.

A l’Etat, nous demandions la création d’une zone de sécurité prioritaire. Je l’avais d’ailleurs réclamée à la faveur de la venue de Manuel Valls à Brest en Janvier 2014. Vous semblez réagir après plus de 4 ans de réflexion. A moins que le dispositif Collomb, ou Castaner ou Nunez vous séduise plus que le dispositif Valls ?

Nous demandions aussi que vous saisissiez le Préfet afin qu’un audit soit réalisé sur les antennes de police de quartiers en vue d’un redéploiement des moyens vers une BAC de Jour.

Tout ceci ne peut se faire que dans une complémentarité où chacun prend ses responsabilités et pour la municipalité il s’agit de la création d’une police municipale et le déploiement d’une vidéo-protection. Ces deux outils ne sont à nos yeux pas l’alpha et l’oméga de notre conception de la sécurité: ce sont des moyens d’action supplémentaires dans un dispositif plus large, allant de la prévention à la répression.

Le constat aujourd’hui est consternant : vous n’avez rien fait de sérieux. Ce n’est pas l’élagage des arbres qui va nous rassurer.

Quant à notre groupe, il sait ce qu’il veut faire. Nous avons mûrement réfléchi avec des experts et des citoyens car nous n’en négligeons pas la complexité technique, financière et humaine! Nos projets sont prêts

Je vous remercie”