Demain, quelle politique de l’habitat pour Brest ?

Le colloque « Questions d’habitat » est depuis dix ans un temps fort annuel, puis biennal, pour l’ensemble des acteurs de l’habitat de la métropole brestoise.

Depuis 2014,  Bernadette MALGORN et les élus du Rassemblement pour Brest critiquent l’étalement urbain de la ville de Brest et  l’urbanisme débridé sur la Métropole, tel qu’il est pratiqué par l’équipe Cuillandre, ” un urbanisme en manteau d’Arlequin”, selon les propos de Bernadette MALGORN.

Le 8 novembre Bernadette MALGORN était présente au Quartz , avec ses collègues Véronique BOURBIGOT et Claudine PERON et de nombreux sympathisants qui suivent de longue date, les dossiers du logement pour recueillir l’information sur les sujets d’actualité et les réponses apportées aux attentes des ménages et dialoguer  avec les professionnels du domaine.

Pour  Bernadette MALGORN  l’équipe  municipale a  créé de besoins artificiels par un urbanisme éclaté. Ainsi, en créant de nouvelles zones d’habitat loin des services, alors que la population stagne, on gaspille des ressources rares.

«Cet étalement aura, a déjà des conséquences : les éventuels résidents de ces zones seront de plus en plus éloignés, auront recours de plus en plus à l’automobile où voudrons légitiment des lignes de transports en communs, il faudra  créer de nouveaux  espaces  de loisirs, des écoles, des collèges (en vidant ceux déjà existants) etc. Vous créerez artificiellement des besoins, pour une population qui hélas, elle n’augmente pas !  Bel exemple de vertu  environnementale ! ». (Bernadette Malgorn – Conseil métropole – 13 décembre 2015)

Pour  Bernadette MALGORN, il convient également de freiner l’étalement urbain :  « Sur le dernier mandat vous avez ouvert près de 100 hectares à l’urbanisation, vous en avez ouverts 25 hectares supplémentaires à l’urbanisation, sur huit zones,  reposant sur des diagnostics dépassés (Plan d’aménagement et  de développement durable). » (Bernadette Malgorn – Conseil métropole – 29 avril 2016) .

Rappelons enfin   que pour le Rassemblement pour Brest « le développement durable ce n’est pas uniquement se gargariser de plans (agenda 21, plan climat), c’est aussi préserver en milieu urbain ou péri-urbain, les terres agricoles, c’est limiter autant que possible les déplacements urbains. L’exemple de la Fontaine Margot, je rappelle que nous avons été les seuls à voter contre, est symptomatique de cette politique. On le voit encore avec la pression urbaine qui s’exerce sur la Ferme de Traon Bihan. Cette pression  se retrouve ailleurs, au Restic, au Costour, à Messioual, etc. Il ne suffit pas de prêcher l’écologie tout fermant les yeux ou en votant des délibérations qui vont à l’encontre du développement durable, au détriment des zones sensibles ou des terres agricoles. » (Véronique Bourbigot – Conseil municipal – 29 juin 2017).